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NOS CONSEILS
Si vous envisagez d'acheter un bien à deux,mariés
ou pas,
plusieurs solutions : L'indivision,
la tontine, la S.C.I., le démembrement.
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Acheter à deux, c'est acheter en indivision. Chacun
devient indivisaire, c'est-à-dire propriétaire d'une quote-part indivise du
bien, déterminée au départ par un pourcentage représentant la contribution de
chacun à l'achat. Cette quote-part n'est bien sûr pas matérielle. En d'autres termes,
chacun n'est pas propriétaire d'une partie de l'immeuble.
L'indivision s'applique automatiquement, quelle que soit votre
situation : marié, concubin, pacsé, frère et soeur, à partir du
moment où vous achetez à plusieurs. Pour l'éviter, il vous faudra dès le départ
choisir une autre structure (S.C.I., Usufruit et Nue-propriété,
...).
Acheter à deux, c'est le plus souvent emprunter à deux. Les banques
exigent très souvent que les deux acheteurs soient coemprunteurs ou bien qu'ils se
portent caution l'un de l'autre.
L'indivision est définie aux articles 815 et suivants du Code Civil. Toutes les décisions doivent être prises à
l'unanimité. - En cas de mésentente de l'un des indivisaires
ou en cas de séparation, soit l'un des deux rachète la part de l'autre, soit le bien est
vendu.
- En cas de décès de l'un des indivisaires, ce sont les héritiers du défunt qui
hérite de la quote-part indivise. Or, l'indivisaire survivant n'est
généralement pas héritier. Il se retrouve donc le plus souvent en indivision
avec les enfants de l'indivisaire décédé ou bien avec ses parents. Les indivisaires peuvent prévoir et
rédiger des testaments. Le problème est alors fiscal, car pour les
concubins les droits de succession sont élevés.
Pour éviter les droits de succession, les indivisaires peuvent insérer une
clause de tontine dans l'acte d'achat. Ainsi, en cas de décès, le survivant est
réputé avoir été propriétaire depuis l'achat. Il n'y a donc pas de droits de
succession à régler. Une condition toutefois, la valeur du
bien, au jour du décès, ne doit pas dépasser 76 260 Euros. A défaut, le
survivant devra payer des droits sur la totalité de le valeur du bien.
La Société Civile Immobilière
L'indivision
n'est pas la seule formule possible. Vous pouvez également avoir recours à une
Société Civile Immobilière. Cette formule n'est pas conseillée si vous
achetez à deux votre résidence principale. Vous perdez en effet le
bénéfice de certains prêts bonifiés ou aidés ainsi
que les réductions d'impôts liées aux travaux dans sa résidence
principale.
La
S.C.I.: une bonne formule si vous envisagez un investissement locatif que
vous ne pouvez ou ne voulez assumer seul. Vous partagez l'effort financier, les
risques et l'imposition des loyers. La SCI peut favoriser la
transmission du patrimoine. Elle permet en effet aux associés de transmettre à
leurs enfants les parts sociales de la SCI, et ce à raison de 45 755
Euros tous les 10 ans en franchise de droits de succession.
Vous
pouvez également avoir recours à des formules moins connues telles que le
démembrement de propriété. L'un achète la nue-propriété du bien et l'autre
l'usufruit. Au décès de l'usufruitier, le nu-propriétaire récupère la pleine
propriété du bien sans avoir de droits de succession à payer. Cette formule est
à prévoir si vous achetez avec un parent plus âgé qui veut habiter le bien ou
même le louer et percevoir les loyers. Cette formule peut se combiner avec
l'achat en indivision, de façon à alléger les droits de succession en cas de
décès de l'un des indivisaires. |